« Syndrome de déficience posturale : évaluation de la douleur et du retentissement psychologique, le choix d'une échelle simple »
A.JORAND ( psychologue, à Rennes)

Notre étude a débuté lors d'une discussion, évoquant les patients douloureux chroniques et les déficients posturaux (SDP), d'un point de vue médical mais surtout d'un point de vue psychologique. On s'est aperçu à travers notre expérience et à travers le témoignage de certains praticiens que les SDP ainsi que les douloureux chroniques peuvent mettre en échec les praticiens les plus experts et seule une é quipe pluridisciplinaire peut apporter une solution complète à cette pathologie.
Il est important pour ces deux pathologies, de prendre en considération la prise en charge des symptômes physiques mais aussi le discours des patients. Il est parfois difficile pour les praticiens de prendre en considération la souffrance psychologique à travers tout le discours du patient ; nous avons donc regroupé différents auto-questionnaires, en choisissant des outils simples pouvant être utilisés par tous les professionnels concernés par le SDP, dans le but d'orienter les patients en souffrance psychologique vers une prise en charge adaptée.
Ces auto-questionnaires sont regroupés pour évaluer la douleur physique mais aussi déterminer la souffrance psychique ; même si les items sont multiples et variés, ils permettent dans un premier temps d'évaluer l'anxiété et la dépression. Mais cela n'était pas suffisant nous avons donc utilisé l'inventaire de dépression de Beck, c'est-à-dire un inventaire de mesure de profondeur de la dépression. Cet inventaire, dans sa forme abrégé, représente la mesure la plus simple et l'une des mesures les plus utilisées des aspects subjectifs de la dépression.
Certains auteurs s'intéressant à l'intrication de la douleur physique et la souffrance psychique ont utilisé le test appelé « MMPI »pour certains types de patients, pour ainsi déterminer la structure du sujet ; ce test est très intéressant mais il est très long pour la passation et difficile pour la cotation pour beaucoup de praticiens.
Cette étude nous a permis d'évaluer la douleur et de montrer la souffrance psychique des patients dé ficients posturaux en comparaison avec celle des douloureux chroniques ; même si il y a une souffrance psychique pour ces deux types de pathologies, on peut s'apercevoir qu'elle n'est pas identique. Cette distinction nous permettra de mieux appréhender ces types de patients et donc la prise en charge.