La recherche d'une verticalité référentielle paraît nécessaire pour une bonne pratique sportive.
Cette référence permettra l'exécution du geste juste. Nous avons étudié ces trois pratiques, pourtant bien
différentes, mais avec la singularité d'être toutes les trois réalisées nu-pied.
La recherche d'une verticale de référence est évidente chez la gymnaste qui dans une stratégie d'oscillations
sagittales dominantes va recréer le difficile cheminement sur la poutre et la réalisation d'acrobaties
avec stimulations vestibulaires fortes lors du passage au sol.
Le judoka s'en servira comme point d'ancrage par la prise du kimono de son adversaire, cherchant à le
déstabiliser par le déplacement latéral et déclenchera au moment opportun un mouvement d'épaule ou de
hanche dans sa latéralité préférentielle.
Le nageur, recherchera sa verticalité, après le plongeon, dans la vision de l'alignement des mosaïques
de fond du bassin. Il cherchera la meilleure trajectoire avec un allongement corporel maximal pour un
rendement de flottaison parfait.
Les enregistrements stabilomètriques, réalisés pour chaque catégorie d'athlètes suivant les normes de
l' A.P.E, en statique puis en dynamique latérale et sagittale, ont permis de distinguer des
qualités posturales intra classe ainsi qu'en comparaison des disciplines .
La dépendance visuelle, forte en pratique sportive d'après la revue de la Littérature, est confirmée
ici avec une sensibilisation forte en stabilomètrie dynamique, notamment dans la comparaison entre
gymnastes et nageurs, avec des surfaces et coefficients de Romberg statistiquement plus élevés chez
le nageur. Le comportement statique du nageur sera plus économe en surface par rapport à la gymnaste,
aidé peut-être par un morphotype plantaire plus stabilisant, mais cette stabilité passera par un coefficient
LFS statistiquement plus élevé.
La comparaison intra classe, dans le Judo, mettra en valeur l'efficacité supérieure des féminines dans
l'équilibre latéral en situation visuelle ainsi que celles des judokas adeptes de mouvements de hanche.
Dans le même test dynamique latéral, les gymnastes seront plus économes dans leur recherche d'équilibre
avec un coefficient LFS statistiquement plus bas que les judokas.
Les différences de performances, relevées dans ces tests, peuvent trouver leur explication dans l'aspect
morphologique de l'athlète, mais surtout dans une aptitude développée par le training spécifique. Ainsi
les postures érigées avec des qualités d'immobilisme, chez la gymnaste, pourront favoriser un coefficient
LFS statistiquement plus bas que dans d'autres sports. De même, la pratique préférentielle de certains
mouvements de Judo ira avec une meilleure stabilité dans le plan frontal.
Les qualités posturales de ces jeunes athlètes étant importantes, une sensibilisation des tests, par la réalisation
de séquences dynamiques notamment dans le plan frontal, sera nécessaire pour mettre en évidence les qualités propres
à chaque pratique.